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La Convention Internationale
des Droits de l'Enfant (CIDE)



Voici le texte de la CIDE. Il n'est pas entier. Seuls les 42 premiers articles ont été gardés sur 54. Les derniers sont très techniques et ne parlent pas directement des enfants.

Comment lire ce texte ?

Les lois et les textes officiels sont toujours écrits pour les adultes, avec des mots et des phrases compliqués. La CIDE a été écrite pour les enfants mais par des adultes. C’est pour ça que le texte n’est pas toujours facile à comprendre même par les grands…

Pour lire ce texte très très long, Cafézoïde propose donc un texte parallèle,
en rouge, qui dit plus simplement ce qui est écrit en gris. Ainsi les enfants, et peut-être les parents, pourront lire ce texte important et en discuter autour d’eux, en famille, entre amis ou au Cafézoïde avec un animateur.

Certains thèmes sont très présents. En voici la liste si ça peut aiguiller votre visite (clique sur les numéros) :
Le droit d’
avoir sa propre personnalité (articles 6, 7, 8, 16)
Le droit d’
être respecté parce que je suis un enfant (31, 32)
Le droit de
vivre dans les meilleures conditions possibles (27)
le droit d’
être égal à tous les autres (23, 30)
Le droit de
vivre dans une famille, naturelle ou d’adoption (9, 10, 18, 20, 21)
Le droit d’
aller à l’école, de pouvoir apprendre, lire, se cultiver (17, 28, 29)
Le droit d’être respecté comme un grand, d’
être écouté, d’avoir son propre avis (12, 13, 14, 15)
Le droit d’
être protégé contre la violence, la drogue, la guerre (19, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39)
le droit d’
être soigné (24, 26)
Le droit à la
justice (40)
le droit de dire que ce texte existe et que les adultes doivent de le respecter (4, 5)

Vous pouvez aussi compléter votre lecture avec
d'autres sites (en bas).

Le texte

Article 1 - c’est quoi un enfant ?
Au sens de la présente convention, un enfant s'entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt, en vertu de la législation qui lui est applicable.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Ce texte est pour toi si tu as moins de 18 ans.


Article 2 - le droit de ne pas être rejeté
1. Les États parties =(les pays qui ont signé ce texte) s'engagent à respecter les droits qui sont énoncés dans la présente Convention et à les garantir à tout enfant relevant de leur juridiction, sans distinction aucune, indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou autre de l'enfant ou de ses parents ou représentants légaux, de leur origine nationale, ethnique ou sociale, de leur situation de fortune, de leur incapacité, de leur naissance ou de toute autre situation.
2. Les États parties (= les pays qui ont signé la Convention) prennent toutes les mesures appropriées pour que l'enfant soit effectivement protégé contre toutes formes de discrimination ou de sanction motivées par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux ou des membres de sa famille.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements qui ont signé ce texte doivent protéger tous les enfants de leurs pays, sans aucune différence. Par exemple, le Sénégal a signé ce texte, il doit donc protéger tous les enfants qui vivent au Sénégal, qu'ils soient sénégalais ou non, sans exception.

Article 3 : le droit de vivre bien
1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions (=organisme, établissements) publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Toutes les décisions concernant un enfant doivent être utiles pour lui.
2. Les États parties s'engagent à assurer à l'enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, compte tenu des droits et des devoirs de ses parents, de ses tuteurs ou des autres personnes légalement responsables de lui, et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent toujours faire attention à ce que tout soit fait pour que l’enfant vive bien, surtout si ses parents ne peuvent pas le faire parce qu’ils sont malades par exemple.
3. Les États parties veillent à ce que le fonctionnement des institutions, services et établissements qui ont la charge des enfants et assurent leur protection soit conforme aux normes fixées par les autorités compétentes, particulièrement dans le domaine de la sécurité et de la santé et en ce qui concerne le nombre et la compétence de leur personnel ainsi que l'existence d'un contrôle approprié.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements sont responsables de tout ce doit prendre soin de l’enfant comme l’école ou la justice.

Article 4 : le droit de faire respecter ses droits
Les États parties s'engagent à prendre toutes les mesures législatives, administratives et autres qui sont nécessaires pour mettre en œuvre les droits reconnus dans la présente Convention. Dans le cas des droits économiques, sociaux et culturels, ils prennent ces mesures dans toutes les limites des ressources dont ils disposent et, s'il y a lieu, dans le cadre de la coopération internationale.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Ce texte dit que l’enfant a des droits et que son pays doit les faire respecter. Par exemple, si un enfant est italien, les responsables de l’Italie doivent veiller à ce que ses droits décrits dans ce texte soient respectés.

Article 5 – le droit de comprendre et d’appliquer ses droits

Les États parties respectent la responsabilité, le droit et le devoir qu'ont les parents ou, le cas échéant, les membres de la famille élargie ou de la communauté, comme prévu par la coutume locale, les tuteurs ou autres personnes légalement responsables de l'enfant, de donner à celui-ci, d'une manière qui corresponde au développement de ses capacités, l'orientation et les conseils appropriés à l'exercice des droits que lui reconnaît la présente Convention.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les pays qui ont signé la Convention respectent le fait que les parents aident l’enfant à comprendre et à exercer les droits décrits dans ce texte.

Article 6 - le droit à la vie
1. Les États parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants ont le droit de vivre.
2. Les États parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l'enfant.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Les Etats doivent aider l’enfant à vivre et à grandir.

Article 7 - le droit d’avoir un nom et une nationalité
1. L'enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d'acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et être élevé par eux.
2. Les États parties veillent à mettre ces droits en œuvre conformément à leur législation nationale et aux obligations que leur imposent les instruments internationaux applicables en la matière, en particulier dans les cas où faute de cela l'enfant se trouverait apatride.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants ont le droit d’avoir un nom, le droit d’être citoyen d’un pays, et le droit de connaître leurs parents si c’est possible. Les Etats sont obligés de faire respecter ça même si tu es un enfant sans pays, un enfants apatride.

Article 8 – le droit de protéger l’identité
1. Les États parties s'engagent à respecter le droit de l'enfant de préserver son identité (= tout ce qui fait que tu es toi et pas une autre : ton nom, tes parents, l’endroit où tu vis, tes origines), y compris sa nationalité, son nom et ses relations familiales, tels qu'ils sont reconnus par la loi, sans ingérence illégale.
2. Si un enfant est illégalement privé des éléments constitutifs de son identité ou de certains d'entre eux, les États parties doivent lui accorder une assistance et une protection appropriées, pour que son identité soit rétablie aussi rapidement que possible.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants ont le droit de protéger leur identité et les Etats doivent les aider. Par exemple, si quelqu’un oblige l’enfant à changer de nom, l’Etat doit l’aider à garder sa véritable identité.

Article 9 - le droit de vivre avec ses parents
1. Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans intérêt supérieur de l'enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l'enfant, ou lorsqu'ils vivent séparément et qu'une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l'enfant.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
L’enfant n’a pas le droit d’être séparé de ses parents sauf s’ils font des choses mauvaises pour lui. Par exemple, s’ils le battent.
2. Dans tous les cas prévus au paragraphe 1, toutes les parties intéressées doivent avoir la possibilité de participer aux délibérations et de faire connaître leurs vues.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
S’il y a un problème grave avec les parents, l’enfant a le droit de donner son avis et ses parents aussi.
3.Les États parties respectent le droit de l'enfant séparé de ses deux parents ou de l'un d'eux d'entretenir régulièrement des relations personnelles et des contacts directs avec ses deux parents, sauf si cela est contraire à intérêt supérieur de l'enfant.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si l’enfant est séparé de ses parents, il a toujours le droit de les voir de temps en temps sauf si vraiment, c’est trop dangereux pour l’enfant.
4. Lorsque la séparation résulte de mesures prises par un État partie, telles que la détention, l'emprisonnement, l'exil, l'expulsion ou la mort (y compris la mort, quelle qu'en soit la cause, survenue en cours de détention) des deux parents ou de l'un d'eux, ou de l'enfant, l'État partie donne sur demande aux parents,à l'enfant ou, s'il y a lieu, à un autre membre de la famille les renseignements essentiels sur le lieu où se trouvent le membre ou les membres de la famille, à moins que la divulgation de ces renseignements ne soit préjudiciable au bien-être de l'enfant. Les États parties veillent en outre à ce que la présentation d'une telle demande n'entraîne pas en elle-même de conséquences fâcheuses pour la personne ou les personnes intéressées.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
L’enfant a toujours le droit de savoir où sont ses parents, par exemple s’ils sont en prison ou s’ils sont expulsés dans un autre pays.

Article 10 – le droit d’être en contact avec sa famille
1. Conformément à l'obligation incombant aux États parties en vertu du paragraphe 1 de l'article 9, toute demande faite par un enfant ou ses parents en vue d'entrer dans un État partie ou de le quitter aux fins de réunification familiale est considérée par les États parties. dans un esprit positif, avec humanité et diligence. Les États parties veillent en outre à ce que la présentation d'une telle demande n'entraîne pas de conséquences fâcheuses pour les auteurs de la demande et les membres de leurs familles.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si l’enfant vit dans un autre pays que ses parents ou que sa famille, il a le droit d’aller les voir et réciproquement.
2. Un enfant dont les parents résident dans des États différents a le droit d'entretenir, sauf circonstances exceptionnelles, des relations personnelles et des contacts directs réguliers avec ses deux parents. À cette fin, et conformément à l'obligation incombant aux États parties en vertu du paragraphe 2 de l'article 9, les États parties respectent le droit qu'ont l'enfant et ses parents de quitter tout pays, y compris le leur, et de revenir dans leur propre pays. Le droit de quitter tout pays ne peut faire l'objet que des restrictions prescrites par la loi qui sont nécessaires pour protéger la sécurité nationale, l'ordre public, la santé ou la moralité publiques, ou les droits et libertés d'autrui, et qui sont compatibles avec les autres droits reconnus dans la présente Convention.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si l’enfant vit dans un autre pays que ses parents ou que sa famille, il a le droit d’entretenir des relations avec eux, de leur téléphoner, de leur écrire.

Article 11 - le droit d’aller librement dans un autre pays
1. Les États parties prennent des mesures pour lutter contre les déplacements et les non-retour illicites d'enfants à l'étranger.
2. À cette fin, les États parties favorisent la conclusion d'accords bilatéraux ou multilatéraux ou l'adhésion aux accords existants.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si l’enfant est parti dans un autre pays que le sien et qu’il est enlevé ou qu’on l’empêche de revenir chez lui, l’Etat doit tout faire pour l’aider.

Article 12 – le droit d’avoir un avis
1. Les États parties garantissent à l'enfant qui est capable de discernement le droit d'exprimer librement son opinion sur toute question l'intéressant, les opinions de l'enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité (=plus on est grand, plus on a de l’expérience de la vie, plus on a de maturité).
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants ont le droit d’avoir leur propre avis sur un sujet. Les adultes doivent respecter les opinions des enfants mais dans la limite de leur maturité.
2. À cette fin, on donnera notamment à l'enfant la possibilité être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l'intéressant, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un représentant ou d'un organisme approprié, de façon compatible avec les règles de procédure de la législation nationale.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est concerné par un problème avec la justice (par exemple, dans un divorce des parents), l’Etat, et en particulier les adultes responsables, doivent écouter son avis.

Article 13 – le droit de dire ce qu’on veut
1. L'enfant a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l'enfant.
2. L'exercice de ce droit ne peut faire l'objet que des seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires :
a) Au respect des droits ou de la réputation d'autrui ; ou
b) À la sauvegarde de la sécurité nationale, de l'ordre public, de la santé ou de la moralité publiques.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants ont le droit à la liberté d’expression c’est à dire qu’ils peuvent dire, écrire, lire ou dessiner ce qu’ils veulent. Mais attention, il y a des limites auxquelles il faut faire très attention : le respect des autres et le respect de la société.

Article 14 – le droit de croire dans la religion de son choix

1. Les États parties respectent le droit de l'enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants ont droit à la liberté de pensée, de croire ou de ne pas croire en une religion ou une croyance.
2. Les États parties respectent le droit et le devoir des parents ou, le cas échéant, des représentants légaux de l'enfant, de guider celui-ci dans l'exercice du droit susmentionné d'une manière qui corresponde au développement de ses capacités.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les parents doivent les aider à comprendre et à pratiquer ou non cette croyance ou cette religion à condition que ce soit bon pour l’enfant, que ça ne l’empêche pas d’être heureux et de grandir.
3. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut être soumise qu'aux seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires pour préserver la sûreté publique, l'ordre public, la santé et la moralité publiques, ou les libertés et droits fondamentaux d'autrui.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
L’enfant peut montrer ses croyances ou sa religion sauf si c’est contraire à ce qui est écrit dans la loi de son pays. Par exemple, en France, une adolescente musulmane peut montrer qu’elle pratique l’islam en mettant un voile. Mais elle n’a pas le droit de le mettre dans une école parce que la loi française l’interdit.

Article 15 – le droit de faire des réunions
1. Les États parties reconnaissent les droits de l'enfant à la liberté d'association et à la liberté de réunion pacifique.
2. L'exercice de ces droits ne peut faire l'objet que des seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires dans une société démocratique, dans l'intérêt de la sécurité nationale, de la sûreté publique ou de l'ordre public, ou pour protéger la santé ou la moralité publiques, ou les droits et libertés d'autrui.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les enfants ont le droit de se réunir et de s’associer à condition d’être calmes et de respecter les autres et la loi de leur pays.

Article 16 – le droit d'avoir une vie privée
1. Nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation.
2. L'enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants on droit d’avoir une vie privée et personne ne peut intervenir dedans. Par exemple, personne n’a le droit de lire le courrier d’un enfant ou de ses parents, ni de rentrer dans sa maison sans autorisation légale. L’Etat doit aider l’enfant à faire respecter sa vie privée.

Article 17 - le droit à la culture
Les États parties reconnaissent l'importance de la fonction remplie par les médias et veillent à ce que l'enfant ait accès à une information et à des matériels provenant de sources nationales et internationales diverses, notamment ceux qui visent à promouvoir son bien-être social, spirituel et moral ainsi que sa santé physique et mentale. À cette fin, les États parties:
a) Encouragent les médias à diffuser une information et des matériels qui présentent une utilité sociale et culturelle pour l'enfant et répondent à l'esprit de l'article 29;
b) Encouragent la coopération internationale en vue de produire, d'échanger et de diffuser une information et des matériels de ce type provenant de différentes sources culturelles, nationales et internationales;
c) Encouragent la production et la diffusion de livres pour enfants;
d) Encouragent les médias à tenir particulièrement compte des besoins linguistiques des enfants autochtones ou appartenant à un groupe minoritaire;
e) Favorisent l'élaboration de principes directeurs appropriés destinés à protéger l'enfant contre l'information et les matériels qui nuisent (= font du mal) à son bien-être, compte tenu des dispositions des articles 13 et 18.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants ont le droit à des sources d’information, des médias (télévision, journaux, radio, livres). Les Etats doivent encourager ces médias pour :
a. qu’ils donnent une culture utile pour l‘éducation des enfants
b. qu’ils donnent une culture qui vient de leur pays mais aussi d’autres pays
c. qu’ils fassent des livres pour les enfants seulement
d. qu’ils aident à apprendre des langues minoritaires (par exemple, un enfant indien qui vit au Brésil a le droit de savoir parler la langue de son peuple en plus du brésilien).
e. Les Etats doivent protéger les enfants contre les médias qui peuvent leur faire du mal.


Article 18 – les parents sont responsables de leurs enfants
1. Les États parties s'emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d'élever l'enfant et d'assurer son développement. La responsabilité d'élever l'enfant et d'assurer son développement incombe au premier chef aux parents ou, le cas échéant, à ses représentants légaux. Ceux-ci doivent être guidés avant tout par l'intérêt supérieur de l'enfant.
2. Pour garantir et promouvoir les droits énoncés dans la présente Convention, les États parties accordent l'aide appropriée aux parents et aux représentants légaux de l'enfant dans l'exercice de la responsabilité qui leur incombe d'élever l'enfant et assurent la mise en place d'institutions. d'établissements et de services chargés de veiller au bien-être des enfants.
3. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour assurer aux enfants dont les parents travaillent le droit de bénéficier des services et établissements de garde d'enfants pour lesquels ils remplissent les conditions requises.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les parents d’un enfant sont responsables de lui et doivent tout faire pour qu’il soit heureux. L’Etat doit aider les parents en créant des organismes chargés de veiller à ce que les enfants grandissent bien : qu’ils aient une maison, de la nourriture, une école. Si les parents travaillent tous les deux, l’Etat doit les aider encore plus, par exemple en créant des garderies.

Article 19 – l’enfant doit être protégé contre la violence
1. Les États parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant contre toutes formes de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu'il est sous la garde de ses parents ou de l'un d'eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié.
2. Ces mesures de protection comprendront, selon qu'il conviendra, des procédures efficaces pour l'établissement de programmes sociaux visant à fournir l'appui nécessaire à l'enfant et à ceux à qui il est confié, ainsi que pour d'autres formes de prévention, et aux fins d'identification, de rapport, de renvoi, d'enquête, de traitement et de suivi pour les cas de mauvais traitements de l'enfant décrits ci-dessus, et comprendre également, selon qu'il conviendra, des procédures d'intervention judiciaire.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les enfants doivent toujours être protégé contre la violence, par exemple contre des gens qui le battent ou qui le violent. Le pays de l’enfant doit tout faire pour l’aider si cela arrive.

Article 20 – le droit d’être aidé si on n’a plus de famille
1. Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciales de l'État.
2. Les États parties prévoient pour cet enfant une protection de remplacement conforme à leur législation nationale.
3. Cette protection de remplacement peut notamment avoir la forme du placement dans une famille, de la "Kafala" de droit islamique, de l'adoption ou, en cas de nécessité, du placement dans un établissement pour enfants approprié. Dans le choix entre ces solutions, il est dûment tenu compte de la nécessité d'une certaine continuité dans l'éducation de l'enfant, ainsi que de son origine ethnique, religieuse, culturelle et linguistique.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants qui n’ont plus de famille ont le droit d’être aidés et protégés par leur pays dans le cadre de la loi. L'enfant peut être accueilli dans une autre famille ou dans un établissement spécialisé pour l’accueil des enfants. Il peut aussi être adopté.
Dans tous les cas, Les personnes qui accueillent un enfant sans famille doivent respecter son éducation ainsi que son identité, sa religion, ses origines, sa langue.


Article 21 – le droit d’être adopté
Les Etats parties qui admettent et/ou autorisent l'adoption s'assurent que l'intérêt supérieur de l'enfant est la considération primordiale en la matière, et :
a)Veillent à ce que l'adoption d'un enfant ne soit autorisée que par les autorités compétentes, qui vérifient, conformément à la loi et aux procédures applicables et sur la base de tous les renseignements fiables relatifs au cas considéré, que l'adoption peut avoir lieu eu égard à la situation de l'enfant par rapport à ses père et mère, parents et représentants légaux et que, le cas échéant, les personnes intéressées ont donné leur consentement à l'adoption en connaissance de cause, après s'être entourées des avis nécessaires ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est adopté par une famille, le pays doit faire attention à ce que cela se passe selon des règles sérieuses et que si l’enfant a encore de la famille, celle-ci soit d’accord.
b) Reconnaissent que l'adoption à l'étranger peut être envisagée comme un autre moyen d'assurer les soins nécessaires à l'enfant, si celui-ci ne peut, dans son pays d'origine, être placé dans une famille nourricière ou adoptive ou être convenablement élevé ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant ne peut pas être élevé correctement dans son pays, il peut être adopté dans un autre pays.
c) Veillent, en cas d'adoption à l'étranger, à ce que l'enfant ait le bénéfice de garanties et de normes équivalant à celles existant en cas d'adoption nationale ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant vietnamien est adopté au Canada, il doit avoir les mêmes droits que dans le pays où il est né.
d) Prennent toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que, en cas d'adoption à l'étranger, le placement de l'enfant ne se traduise pas par un profit matériel indu pour les personnes qui en sont responsables ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gens qui font adopter un enfant ne doivent pas gagner de l’argent en échange.
e) Poursuivent les objectifs du présent article en concluant des arrangements ou des accords bilatéraux ou multilatéraux, selon les cas, et s'efforcent dans ce cadre de veiller à ce que les placements d'enfants à l'étranger soient effectués par des autorités ou des organes compétents.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si l’enfant d’un pays est adopté dans un autre pays, les deux pays doivent s’entendre pour que l’adoption se passe selon des règles sérieuses.

Article 22 – le droit de l’enfant réfugié
1. Les États parties prennent les mesures appropriées pour qu'un enfant qui cherche à obtenir le statut de réfugié ou qui est considéré comme réfugié en vertu des règles et procédures du droit international ou national applicable, qu'il soit seul ou accompagné de ses père et mère ou de toute autre personne, bénéficie de la protection et de l'assistance humanitaire voulues pour lui permettre de jouir des droits que lui reconnaissent la présente Convention et les autres instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme ou de caractère humanitaire auxquels lesdits États sont parties.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Un enfant qui fuit un pays où il est en danger, par exemple à cause d’une guerre, est considéré comme « réfugié ». Cet enfant a le droit d’être protégé par la loi du pays qui l’accueille mais aussi par toutes les lois internationales qui aident les enfants comme lui.
2. À cette fin, les États parties collaborent, selon qu'ils le jugent nécessaire, à tous les efforts faits par l'Organisation des Nations Unies et les autres organisations intergouvernementales ou non gouvernementales compétentes collaborant avec l'Organisation des Nations Unies pour protéger et aider les enfants qui se trouvent en pareille situation et pour rechercher les père et mère ou autres membres de la famille de tout enfant réfugié en vue d'obtenir les renseignements nécessaires pour le réunir à sa famille. Lorsque ni le père, ni la mère, ni aucun autre membre de la famille ne peut être retrouvé, l'enfant se voit accorder, selon les principes énoncés dans la présente Convention, la même protection que tout autre enfant définitivement ou temporairement privé de son milieu familial pour quelque raison que ce soit.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est « réfugié », les gouvernements doivent l’aider. Et si l’enfant « réfugié » ne sait plus où sont sa mère et son père, les pays doivent tout faire pour l’aider à les retrouver afin que la famille soit réunie. Mais si on ne retrouve aucun membre de sa famille, l’enfant doit être protégé par le pays qui l’accueille.

Article 23 – le droit de l’enfant handicapé
1. Les États parties reconnaissent que les enfants mentalement ou physiquement handicapés doivent mener une vie pleine et décente, dans des conditions qui garantissent leur dignité, favorisent leur autonomie (= faire les choses tout seul) et facilitent leur participation active à la vie de la collectivité.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants handicapés ont les mêmes droits que tous les autres enfants. Les gouvernements doivent tout faire pour qu’ils vivent comme tout le monde et qu’ils soient intégrés à la vie en société (par exemple, qu’ils puissent prendre le train comme tout le monde).
2. Les États parties reconnaissent le droit des enfants handicapés de bénéficier de soins spéciaux et encouragent et assurent, dans la mesure des ressources disponibles, l'octroi, sur demande, aux enfants handicapés remplissant les conditions requises et à ceux qui en ont la charge, d'une aide adaptée à l'état de l'enfant et à la situation de ses parents ou de ceux à qui il est confié.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les enfants handicapés ont le droit d’avoir des soins particuliers et s’ils le demandent, eux ou leur famille, ils ont le droit d’être aidés tout spécialement. Par exemple, en argent ou en matériel.
3. Eu égard aux besoins particuliers des enfants handicapés, l'aide fournie conformément au paragraphe 2 est gratuite chaque fois qu'il est possible, compte tenu des ressources financières de leurs parents ou de ceux à qui l'enfant est confié, et elle est conçue de telle sorte que les enfants handicapés aient effectivement accès à l'éducation, à la formation, aux soins de santé, à la rééducation, à la préparation à l'emploi et aux activités récréatives, et bénéficient de ces services de façon propre à assurer une intégration sociale aussi complète que possible et leur épanouissement personnel, y compris dans le domaine culturel et spirituel.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant handicapé et sa famille n’ont pas beaucoup d’argent, l’aide peut être gratuite pour que l’enfant puisse aller à l’école, avoir des loisirs, ne pas rester seul et se sentir le mieux possible.
4. Dans un esprit de coopération internationale, les États parties favorisent l'échange d'informations pertinentes dans le domaine des soins de santé préventifs et du traitement médical, psychologique et fonctionnel des enfants handicapés, y compris par la diffusion d'informations concernant les méthodes de rééducation et les services de formation professionnelle, ainsi que l'accès à ces données, en vue de permettre aux États parties d'améliorer leurs capacités et leurs compétences et d'élargir leur expérience dans ces domaines. À cet égard, il est tenu particulièrement compte des besoins des pays en développement.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Pour mieux aider les enfants handicapés dans le monde, les gouvernements doivent s’aider les uns les autres et en particulier, doivent aider les pays les plus pauvres.

Article 24 – le droit d’être soigné
1. Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation. Ils s'efforcent de garantir qu'aucun enfant ne soit privé du droit d'avoir accès à ces services.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants ont le droit d’être en bonne santé et d’être soignés.
2. Les États parties s'efforcent d'assurer la réalisation intégrale du droit susmentionné et, en particulier, prennent des mesures appropriées pour:
a) Réduire la mortalité parmi les nourrissons et les enfants ;
b) Assurer à tous les enfants l'assistance médicale et les soins de santé nécessaires, l'accent étant mis sur le développement des soins de santé primaires ;
c) Lutter contre la maladie et la malnutrition, y compris dans le cadre des soins de santé primaires, grâce notamment à l'utilisation de techniques aisément disponibles et à la fourniture d'aliments nutritifs et d'eau potable, compte tenu des dangers et des risques de pollution du milieu naturel ;
d) Assurer aux mères des soins prénatals et postnatals appropriés ;
e) Faire en sorte que tous les groupes de la société, en particulier les parents et les enfants, reçoivent une information sur la santé et la nutrition de l'enfant, les avantages de l'allaitement au sein, l'hygiène (=propreté) et la salubrité (=propreté) de l'environnement et la prévention des accidents, et bénéficient d'une aide leur permettant de mettre à profit cette information ;
f) Développer les soins de santé préventifs, les conseils aux parents et l'éducation et les services en matière de planification familiale.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Pour que tous les enfants du monde soient bien soignés, les gouvernements s’engagent pour :
- qu’il y ait de moins en moins de bébés qui meurent.
- que les enfants reçoivent au minimum les soins les plus simples
- se battre contre la faim dans le monde et les maladies.
- aider toutes les mamans quand elles ont un bébé
- que tout le monde, parents et enfants, ait des informations sur les maladies, la propreté et la nourriture

3. Les États parties prennent toutes les mesures efficaces appropriées en vue d'abolir les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des enfants.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent tout faire pour empêcher les pratiques traditionnelles qui font du mal aux enfants. Par exemple, l’excision en Afrique.
4. Les États parties s'engagent à favoriser et à encourager la coopération internationale en vue d'assurer progressivement la pleine réalisation du droit reconnu dans le présent article. À cet égard, il est tenu particulièrement compte des besoins des pays en développement
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Pour mieux empêcher que les enfants soient malades dans le monde, les gouvernements doivent s’aider les uns les autres et en particulier, doivent aider les pays les plus pauvres.

Article 25 – le droit de contrôler régulièrement un placement
Les États parties reconnaissent à l'enfant qui a été placé par les autorités compétentes pour recevoir des soins, une protection ou un traitement physique ou mental, le droit à un examen périodique dudit traitement et de toute autre circonstance relative à son placement.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est placé, on est obligé de vérifier régulièrement si ce placement est toujours bien pour lui. Par exemple, si un enfant est dans une famille d’accueil, on doit vérifier régulièrement que tout se passe bien.

Article 26 – le droit à la sécurité sociale
1. Les États parties reconnaissent à tout enfant le droit de bénéficier de la sécurité sociale, y compris les assurances sociales, et prennent les mesures nécessaires pour assurer la pleine réalisation de ce droit en conformité avec leur législation nationale.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Comme les adultes, les enfants ont droit à la sécurité sociale c'est à dire d'être le mieux soignés possible.
2. Les prestations doivent, lorsqu'il y a lieu, être accordées compte tenu des ressources et de la situation de l'enfant et des personnes responsables de son entretien, ainsi que de toute autre considération applicable à la demande de prestation faite par l'enfant ou en son nom.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les pays aident l’enfant selon le niveau de vie de sa famille.

Article 27 – le droit d’avoir un bon niveau de vie, de ne pas être pauvre
1. Les États parties reconnaissent le droit de tout enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants ont le droit de vivre dans un confort suffisant pour grandir dans de bonnes conditions.
2. C'est aux parents ou autres personnes ayant la charge de l'enfant qu'incombe au premier chef la responsabilité d'assurer, dans les limites de leurs possibilités et de leurs moyens financiers, les conditions de vie nécessaires au développement de l'enfant.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Ce sont les parents de l’enfant, ou les tuteurs, qui sont responsables pour que l’enfant grandisse dans de bonnes conditions.
3. Les États parties adoptent les mesures appropriées, compte tenu des conditions nationales et dans la mesure de leurs moyens, pour aider les parents et autres personnes ayant la charge de l'enfant à mettre en œuvre ce droit et offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d'appui, notamment en ce qui concerne l'alimentation, le vêtement et le logement.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements, s’ils le peuvent, doivent aider les familles trop pauvres à élever leurs enfants. Par particulier, en leur fournissant à manger, des vêtements ou une maison.
4. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées en vue d'assurer le recouvrement de la pension alimentaire de l'enfant auprès de ses parents ou des autres personnes ayant une responsabilité financière à son égard, que ce soit sur leur territoire ou à l'étranger. En particulier, pour tenir compte des cas où la personne qui a une responsabilité financière à l'égard de l'enfant vit dans un État autre que celui de l'enfant, les États parties favorisent l'adhésion à des accords internationaux ou la conclusion de tels accords ainsi que l'adoption de tous autres arrangements appropriés.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant doit recevoir une pension alimentaire, les pays font tout pour qu’il la reçoive. Par exemple, si des parents divorcent, le parent qui gagne le plus d’argent doit donner régulièrement un somme à l’autre parent pour élever l’enfant. Cette somme s’appelle une « pension alimentaire ».


Article 28 – le droit d’avoir une instruction, d’aller à l’école
1. Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant à l'éducation (=instruction), et en particulier, en vue d'assurer l'exercice de ce droit progressivement et sur la base de l'égalité des chances:
a) Ils rendent l'enseignement primaire obligatoire et gratuit pour tous ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants sont obligés d'aller à l'école primaire. En France, jusqu'en CM2.
b) Ils encouragent l'organisation de différentes formes d'enseignement secondaire, tant général que professionnel, les rendent ouvertes et accessibles à tout enfant, et prennent des mesures appropriées telles que l'instauration de la gratuité de l'enseignement et l'offre d'une aide financière en cas de besoin ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les enfants ont le droit de continuer à aller à l’école après le primaire, c'est-à-dire aller dans le secondaire. En France, c'est le collège et le lycée. Mais si par exemple, c’est cher et que la famille de l’enfant n’a pas beaucoup d’argent, son pays doit l’aider.
c) Ils assurent à tous l'accès à l'enseignement supérieur, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les enfants ont le droit de faire des études après le lycée, par exemple aller à l’université.
d) Ils rendent ouvertes et accessibles à tout enfant l'information et l'orientation scolaires et professionnelles ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les enfants ont le droit d’avoir toutes les informations sur les études pour mieux savoir où se diriger, quel métier faire.
e) Ils prennent des mesures pour encourager la régularité de la fréquentation scolaire et la réduction des taux d'abandon scolaire.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent tout faire pour que les enfants ne sèchent pas l’école.
2. Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour veiller à ce que la discipline scolaire soit appliquée d'une manière compatible avec la dignité de l'enfant en tant être humain et conformément à la présente Convention.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent tout faire pour que la discipline à l’école ne fasse pas de mal à l’enfant. Par exemple, un professeur ne doit pas battre un enfant.
3. Les États parties favorisent et encouragent la coopération internationale dans le domaine de l'éducation, en vue notamment de contribuer à éliminer l'ignorance et l'analphabétisme dans le monde et de faciliter l'accès aux connaissances scientifiques et techniques et aux méthodes d'enseignement modernes. À cet égard, il est tenu particulièrement compte des besoins des pays en développement.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent s’aider entre eux pour qu’il y ait de moins ne moins d’enfants, et aussi d’adultes, qui ne sachent pas lire et écrire dans le monde.

Article 29 – à quoi sert l’éducation d’un enfant ?
1. Les États parties conviennent que l'éducation de l'enfant doit viser à :
a) Favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le développement de ses dons et des ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
l’éducation doit aider l’enfant à grandir, à se sentir bien dans la vie, à développer ce qu’il sait faire.
b) Inculquer à l'enfant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
L’éducation doit apprendre à l’enfant à respecter les autres, à respecter les Droits de l’Homme.
c) Inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
L’éducation doit apprendre à l’enfant le respect de ses parents, de ses origines, de son pays mais aussi des autres cultures que la sienne.
d) Préparer l'enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d'égalité entre les sexes et d'amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d'origine autochtone ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
L’éducation doit apprendre à l’enfant comment devenir responsable dans sa vie et à vivre en faisant toujours attention à respecter les autres, à être tolérant.
e) Inculquer à l'enfant le respect du milieu naturel.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
L’éducation doit apprendre à l’enfant à respecter la nature.
2. Aucune disposition du présent article ou de l'article 28 ne sera interprétée d'une manière qui porte atteinte à la liberté des personnes physiques ou morales de créer et de diriger des établissements d'enseignement, à condition que les principes énoncés au paragraphe 1 du présent article soient respectés et que l'éducation dispensée dans ces établissements soit conforme aux normes minimales que l'État aura prescrites.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gens qui veulent créer une école ou un endroit d'enseignement peuvent le faire à condition de respecter ce qui est écrit dans cet article et de respecter les règles du pays.

Article 30 – le droit d’être minoritaire
Dans les États où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques ou des personnes d'origine autochtone, un enfant autochtone ou appartenant à une de ces minorités ne peut être privé du droit d'avoir sa propre vie culturelle, de professer et de pratiquer sa propre religion ou d'employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son groupe.
Qu’est-ce que ça veut dire ?Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant vit dans un pays où sa culture, sa langue, sa religion ne sont pas les plus fréquentes, il a quand même le droit de pratiquer cette culture, de parler sa langue. Par exemple, si un enfant algérien et musulman vit dans un pays qui n’est pas arabe et pas musulman comme l'Espagne, il a quand même le droit de parler arabe et de pratiquer l’islam.


Article 31 – le droit de s’amuser
1. Les États parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Tous les enfants ont le droit de s’amuser et de se reposer.
2. Les États parties respectent et favorisent le droit de l'enfant de participer pleinement à la vie culturelle et artistique, et encouragent l'organisation à son intention de moyens appropriés de loisirs et d'activités récréatives, artistiques et culturelles, dans des conditions d'égalité.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent aider les enfants à avoir des loisirs, à s’amuser et font ce qui est possible pour ça. Par exemple, en créant des colonies de vacances ou des centres aérés ou tout le monde peut venir.

Article 32 – le droit de ne pas travailler comme un adulte
1. Les États parties reconnaissent le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation économique et de n'être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent protéger les enfants des gens qui veulent les faire travailler comme des adultes au lieu d’aller à l’école, surtout si c’est trop dur pour un enfant. Par exemple, travailler en usine ou labourer les champs.
2. Les États parties prennent des mesures législatives, administratives, sociales et éducatives pour assurer l'application du présent article. À cette fin, et compte tenu des dispositions pertinentes des autres instruments internationaux, les États parties, en particulier:
a) Fixent un âge minimum ou des âges minimums d'admission à l'emploi ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements décident à partir de quel âge on peut avoir un travail.
b) Prévoient une réglementation appropriée des horaires de travail et des conditions d'emploi ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements décident de la façon de travailler et des heures de travail.
c) Prévoient des peines ou autres sanctions appropriées pour assurer l'application effective du présent article.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements punissent ceux qui ne respectent pas ce qui est écrit dans cet article.

Article 33 – le droit d’être protégé contre la drogue
Les États parties prennent toutes les mesures appropriées, y compris des mesures législatives, administratives, sociales et éducatives, pour protéger les enfants contre l'usage illicite de stupéfiants et de substances psychotropes, tels que les définissent les conventions internationales pertinentes, et pour empêcher que des enfants ne soient utilisés pour la production et le trafic illicites de ces substances.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent tout faire pour protéger les enfants de la drogue.

Article 34 – le droit d’être protégé contre le sexe illégal

Les États parties s'engagent à protéger l'enfant contre toutes les formes d'exploitation sexuelle et de violence sexuelle. À cette fin, les États prennent en particulier toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher :
a) Que des enfants ne soient incités ou contraints à se livrer à une activité sexuelle illégale ;
b) Que des enfants ne soient exploités à des fins de prostitution ou autres pratiques sexuelles illégales ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements font tout pour empêcher que les enfants soient obligés d’avoir des relations sexuelles illégales comme l’inceste, la prostitution ou la pédophilie.
c) Que des enfants ne soient exploités aux fins de la production de spectacles ou de matériel de caractère pornographique.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements font tout pour empêcher que les enfants soient obligés d’être dans un spectacle ou film pornographique.

Article 35 – le droit d’être protégé contre l’enlèvement
Les États parties prennent toutes les mesures appropriées sur les plans nationaux, bilatéral et multilatéral pour empêcher l'enlèvement, la vente ou la traite d'enfants à quelque fin que ce soit et sous quelque forme que ce soit.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements font tout pour empêcher qu’un enfant soit enlevé ou vendu.

Article 36 – le droit d’être protégé contre l’exploitation

Les États parties protègent l'enfant contre toutes autres formes d'exploitation préjudiciables à tout aspect de son bien-être.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements font tout pour empêcher qu’un enfant soit exploité, soit utilisé contre son bien.

Article 37 - le droit de ne pas être torturé
Les États parties veillent à ce que :
a) Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants: ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de 18 ans ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements font tout pour empêcher qu’un enfant soit torturé, condamné à mort ou condamné à rester en prison toute sa vie.
b) Nul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire: l'arrestation, la détention ou l'emprisonnement d'un enfant doit être en conformité avec la loi, être qu'une mesure de dernier ressort et être d'une durée aussi brève que possible :
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements font tout pour empêcher qu’un enfant soit enfermé en prison.
c) Tout enfant privé de liberté soit traité avec humanité et avec le respect dû à la dignité de la personne humaine, et d'une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge: en particulier, tout enfant privé de liberté sera séparé des adultes, à moins que l'on n'estime préférable de ne pas le faire dans intérêt supérieur de l'enfant, et il a le droit de rester en contact avec sa famille par la correspondance et par des visites, sauf circonstances exceptionnelles ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est enfermé en prison, il doit être bien traité et aura le droit de rester en contact avec sa famille.
d) Les enfants privés de liberté aient le droit d'avoir rapidement accès à l'assistance juridique ou à toute assistance appropriée, ainsi que le droit de contester la légalité de leur privation de liberté devant un tribunal ou une autre autorité compétente, indépendante et impartiale, et à ce qu'une décision rapide soit prise en la matière.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est en prison, il a le droit d’être aidé par un spécialiste de la justice, par exemple un avocat.

Article 38 - le droit d'être protégé contre la guerre
1. Les États parties s'engagent à respecter et à faire respecter les règles du droit humanitaire international (=les lois faites pour protéger les gens qui souffrent de la guerre) qui leur sont applicables en cas de conflit armé et dont la protection s'étend aux enfants.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
S’il y a une guerre dans un pays, les responsables de ce pays doivent protéger les gens qui souffrent, les enfants comme les adultes.
2. Les États parties prennent toutes les mesures possibles dans la pratique pour veiller à ce que les personnes n'ayant pas atteint âge de 15 ans ne participent pas directement aux hostilités.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent tout faire pour que les enfants de moins de 15 ans ne fassent pas la guerre.
3. Les États parties s'abstiennent d'enrôler dans leurs forces armées toute personne n'ayant pas atteint âge de 15 ans. Lorsqu'ils incorporent des personnes de plus de 15 ans mais de moins de 18 ans, les États parties s'efforcent d'enrôler en priorité les plus âgées.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si les gouvernements veulent que les enfants entre15 et 18 fassent la guerre, ils doivent tout faire pour prendre plutôt les plus vieux.
4. Conformément à l'obligation qui leur incombe en vertu du droit humanitaire international de protéger la population civile en cas de conflit armé, les États parties prennent toutes les mesures possibles dans la pratique pour que les enfants qui sont touchés par un conflit armé bénéficient d'une protection et de soins.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est blessé dans une guerre, les gouvernements doivent tout faire pour qu’il soit aidé et soigné.

Article 39 - le droit d'être soigné après une guerre
Les États parties prennent toutes les mesures appropriées pour faciliter la réadaptation physique et psychologique et la réinsertion sociale de tout enfant victime de toute forme de négligence, d'exploitation ou de sévices, de torture ou de toute autre forme de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ou de conflit armé. Cette réadaptation et cette réinsertion se déroulent dans des conditions qui favorisent la santé, le respect de soi et la dignité de l'enfant.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant a beaucoup souffert parce qu’il a été torturé par exemple ou qu’il y a eu la guerre chez lui, les gouvernements doivent tout faire pour l’aider à aller mieux, à se soigner et à avoir à nouveau, une vie normale.

Article 40 - le droit à la justice
1. Les États parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d'infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l'homme et les libertés fondamentales d'autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est coupable d’un délit, un vol par exemple, il doit être traité avec respect. Il a le droit d’être aidé à avoir une place dans la société même s’il a fait quelque chose contre la loi.
2. À cette fin. et compte tenu des dispositions pertinentes des instruments internationaux, les États parties veillent en particulier :
a) À ce qu'aucun enfant ne soit suspecté, accusé ou convaincu d'infraction à la loi pénale en raison d'actions ou d'omissions qui n'étaient pas interdites par le droit national ou international au moment où elles ont été commises ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Un enfant ne doit pas être accusé d’un délit s’il n’existe pas dans la loi.
b) À ce que tout enfant suspecté ou accusé d'infraction à la loi pénale ait au moins le droit aux garanties suivantes:
I - à être présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Sans preuve officielle, un enfant est innocent.
II - à être informé dans le plus court délai et directement des accusations portées contre lui, ou, le cas échéant, par l'intermédiaire de ses parents ou représentants légaux, et à bénéficier d'une assistance juridique ou de toute autre assistance appropriée pour la préparation et la présentation de sa défense.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
S’il est accusé, un enfant doit être tenu au courant de ce qu’on lui reproche et il doit être aidé.
III - à ce que sa cause soit entendue sans retard par une autorité ou une instance judiciaire compétente, indépendante et impartiale, selon une procédure équitable aux termes de la loi, en présence de son conseil juridique ou autre et, à moins que cela ne soit jugé contraire à l'intérêt supérieur de l'enfant en raison notamment de son âge ou de sa situation, en présence de ses parents ou représentants légaux ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
S’il est accusé, un enfant doit raconter sa version à un juge en présence d’un avocat et, éventuellement, ses parents.
IV - à ne pas être contraint de témoigner ou de s'avouer coupable; à interroger ou faire interroger les témoins à charge, et à obtenir la comparution et l'interrogatoire des témoins à décharge dans des conditions d'égalité ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est accusé, on doit écouter de la même façon ceux qui le défendent et ceux qui l’accusent.
V - s'il est reconnu avoir enfreint la loi pénale, à faire appel de cette décision et de toute mesure arrêtée en conséquence devant une autorité ou une instance judiciaire supérieure compétente, indépendante et impartiale, conformément à la loi ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est coupable, il peut demander à faire appel, c'est-à-dire à être rejugé.
VI - à se faire assister gratuitement d'un interprète s'il ne comprend ou ne parle pas la langue utilisée ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est accusé dans un pays dont il ne comprend pas la langue, il a le droit de demander un traducteur.
VII - à ce que sa vie privée soit pleinement respectée à tous les stades de la procédure.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Même si un enfant est accusé par la justice, on doit toujours respecter sa vie privée.
3. Les États parties s'efforcent de promouvoir l'adoption de lois, de procédures, la mise en place d'autorités et d'institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d'infraction à la loi pénale, et en particulier :
a) D'établir un âge minimum au-dessous duquel les enfants seront présumés n'avoir pas la capacité d'enfreindre la loi pénale ;
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent décider à partir de quel âge un enfant peut faire quelque chose contre la loi.
b) De prendre des mesures, chaque fois que cela est possible et souhaitable, pour traiter ces enfants sans recourir à la procédure judiciaire, étant cependant entendu que les droits de l'homme et les garanties légales doivent être pleinement respectés.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant commet un délit, il faut d’abord essayer de résoudre le problème sans passer par la justice.
4. Toute une gamme de dispositions, relatives notamment aux soins, à l'orientation et à la supervision, aux conseils, à la probation, au placement familial, aux programmes d'éducation générale et professionnelle et aux solutions autres qu'institutionnelles seront prévues en vue d'assurer aux enfants un traitement conforme à leur bien-être et proportionné à leur situation et à l'infraction.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un enfant est coupable de quelque chose, les gouvernements doivent tout faire pour trouver une solution meilleure que la prison. Par exemple, aller dans un centre où l’enfant est obligé de faire des études ou apprendre un métier.

Article 41- le droit d'être protégé par la meilleure loi
Aucune des dispositions de la présente Convention ne porte atteinte aux dispositions plus propices à la réalisation des droits de l'enfant qui peuvent figurer :
a) Dans la législation d'un État partie ;
b) Dans le droit international en vigueur pour cet État.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Si un gouvernement a des lois meilleures pour les enfants que ce qui est écrit dans ce texte, ces lois sont plus importantes.

Article 42 - le droit de faire connaître ce texte
Les États parties s'engagent à faire largement connaître les principes et les dispositions de la présente Convention, par des moyens actifs et appropriés, aux adultes comme aux enfants.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les gouvernements doivent tout faire pour que tout le monde connaisse ce texte.

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Des liens pour en savoir (encore) plus :

www.droitsenfant.com : le meilleur site français sur les Droits de l'Enfant. Tout sur le texte mais aussi sur la situation des droits en France et à l'étranger. Plein d'infos, plein de liens. Incontournable.
www.defenseurdesenfants.fr : le site du Défenseur des enfants, une institution officielle créée en mars 2000 et qui est chargé de défendre et de promouvoir les droits de l'enfant en France.
www.droitshumains.org/
: un excellent site suisse sur les Droits de l'Homme qui fait une large place aux droits des enfants dans le monde. On y parle aussi de Janus Korczak, un pédiatre polonais, inspirateur de la CIDE.